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Archives pour la catégorie ‘Dédeuillage’

Oh le beau cas…

Je viens de recevoir la dernière édition de la lettre circulaire du site dLife.com. Le site contient des recettes, des conseils, des témoignages, de la pub, quelques blogues et des forums de discussion. Dans l’un de ces derniers, un lecteur demande si l’insuline peut causer un état dépressif… Il y prétend que depuis qu’il a cessé ses injections, il se sent mieux intérieurement…

Il y a encore un trou à réparer au plafond de ma cuisine. Je n’ai pas pu m’empêcher de sauter en lisant l’intervention de ce lecteur… Comment peut-on arrêter ses injections d’insuline? Bon… peut-être s’agit-il d’un collègue du Type 2 qui peut se débrouiller avec des pilules et de l’exercice mais enfin!

Les réponses des « Experts » de chez dLife me semblent sensibles et logiques. Comme pour bien d’autres sites ouverts aux commentaires du premier passant, il y a des réponses intelligentes, stupides, cassantes, empathiques et logiques.

Je ne sais pas si Diabète Québec se lancera un jour dans ce genre d’interaction avec ses membres. Ça prendrait certainement des modérateurs de contenus pour écarter les stupidités, les méchancetés et les vendeurs de produits naturels prétendus inoffensifs.

Si le fil de réponses du forum de dLife sur ce sujet vous intéresse, il est ici: http://bit.ly/5N90FL

Inspiré

Ou inspirant?

Je trouve Sébastien Sasseville fort intéressant et inspirant. Il me retourne à mon questionnement habituel: comment s’articule le passage du deuil à l’implication sociale, voire médiatique? Y a-t-il vraiment une articulation ou est-ce tout en parallèle?

http://www.sebinspires.com/

Décidément…

Il y a quelques temps, j’ai commencé la lecture des livres d’Alice Miller, psychanalyste. Dans Notre corps ne ment jamais, j’ai trouvé de grandes colères qui continuent toujours de me libérer, morceau par morceau. Tout mon être en profite et pas seulement mes habitudes alimentaires.

J’ai parcouru une quarantaine de pages de son L’avenir du drame de l’enfant doué. Déjà, j’y puise une nouvelle lumière pour accueillir chaque vieux sentiment. Plusieurs d’entre eux expliquent et excusent des années de dérapage alimentaire. Je m’en sens plus vibrant, plus sensible et aussi plus lucide. J’en recommande la lecture aux Fondants qui se sentent le courage et la tendresse d’équerre à accueillir ce bouquet émotif sauvage. Il s’y trouve du piquant, du commun et du beau.

Libéré

Alice MillerÇa faisait plus de deux ans que je n’avais pas consulté Guylaine Guèvremont en clinique. Depuis que je suis à l’insuline, nous ne nous étions revus que pour préparer un témoignage pour son livre. Retourner en consultation me semblait nécessaire pour me reconnecter avec le plaisir de l’alimentation.En quelques dizaines de minutes, elle a creusé plus profondément encore que par les années passées. Elle m’a guidé jusqu’à une source forte de ma tendance à « manger des émotions ». Elle m’a même suggéré un livre d’Alice Miller, une auteure que je ne connaissais pas: Notre corps ne ment jamais. J’en ai une centaine de page de dévorées. Je me suis connecté avec de vieux sentiments d’une force incroyable. De vieux sentiments qui se sont traduits par une grande colère. Une grande colère qui s’est transformée rapidement en sentiment de libération. Libération de vieux schèmes, de vieux patterns, de vieilles habitudes. Curieusement, les aliments ont maintenant plus de goût. Mes repas sont plus savoureux et plus satisfaisants. Tel que prévu, la programmation neuro-linguistique m’aide beaucoup dans cette nouvelle aventure au pays de la liberté. Je reverrai Guylaine bientôt. Je veillerai à la remercier pour sa suggestion de lecture. 

Difficile souplesse

Deux dossiers pas vraiment distincts: nutrition et diabète. Dès mes premiers moments à savoir le diabète avec moi, j’ai consulté Guylaine Guèvremont, nutritionniste, l’auteure avec Marie-Claude Lortie du livre Mangez. Avec Guylaine, j’ai appris à perdre du poids avec patience et plaisir. Mon diabète, je le traitais alors avec une simple médication orale. Depuis deux ans, j’ai laissé les comprimés au profit de l’insuline. Ça change considérablement la « géométrie glycémique »!

Au Centre de jour de diabétologie de Maisonneuve-Rosemont, on apprend d’abord à avoir toujours la même quantité de glucides par repas. Ainsi, on peut s’injecter toujours la même quantité d’insuline avant un repas. Le petit train-train à saveur de steak-blédingue-pétate.  Or avec Guylaine, on apprend surtout la liberté, le plaisir, le gros-bon-sens et la souplesse: avoir faim=manger. Pas avoir faim=pas ou moins manger. Simple. Direct. Festif. Respectueux.

En revoyant ma courte carrière avec diabète, je me trouve chanceux d’avoir Guylaine dans ma troupe d’élite mais aussi d’avoir demandé au Centre de jour de diabétologie de suivre un cours spécial sur l’insulinothérapie basale-prandiale à glucides variés… par opposition à la steak-blédingue-pétate insulinothérapie basale-prandiale à glucides fixes. Ce cours me permet de suivre mes goûts. Faim, pas faim, moins faim, affamé, etc. Souplesse.

Aux derniers mois de mon traitement sans insuline, je gérais mon sucre comme je pouvais avec d’incroyables privations alimentaires et un plan d’exercices physiques hors du bon sens. J’ai perdu trop de poids, de la confiance et de la masse musculaire. J’ai gagné en sentiment de privation et en frustration, comme dans un régime amaigrissant ordinaire. J’étais à des années lumières de ce que j’avais appris avec Guylaine. Avec l’arrivée de l’insuline… party! Finies les privations et les frustrations! Ce petit liquide transparent est une merveille! Il promet la tarte au sucre au complet si on s’injecte ce qu’il faut avant de se goinfrer. Retour de balancier vitesse grand V. De privation à exagération. De manger pour le plaisir à manger mon plaisir que j’avais laissé traîner sur la table. Manger tout le plaisir. Pas de restants. Retour du balancier et retour de la balance. Bordel de mozusse d’appareil malveillant mais honnête. Surplus de poids. Nouvelle période de deuil. Looooongue période de deuil avec de petites percées de soleil quand même.

Cette semaine, je reviens au bureau de Guylaine après deux ans sans la voir. J’ai besoin de lui exposer ma nouvelle géométrie glycémique. Je crois que j’ai besoin de perfectionner ma perception de faim et de satiété en mettant en contexte cette fois l’insuline. Je veux revenir à la souplesse acquise avec ses conseils. Avec l’insuline, je crois que cette souplesse est difficile à maintenir. Pour reprendre des images de ma lecture en programmation neuro-linguistique (PNL), j’ai des choses dont je veux m’éloigner et d’autres dont je veux m’approcher à nouveau.

M’éloigner: de l’inconfort de la bédaine, de la résistance à l’insuline par la présence accrue de gras, du manque de mobilité, des images horribles livrées par le médecin.

M’approcher: de la souplesse, du plaisir, du gros-bon-sens, de la liberté, du mouvement, de la satisfaction, de l’apaisement, de la volonté à passer à autre chose dans ma vie comme écrire un roman, donner des conférences, écrire un recueil de nouvelles, bâtir des meubles pour mes enfants, etc.

PNL

NLPJe viens de l’acheter. Un livre sur la programmation neurolinguistique (PNL). J’ai hâte de le lire d’un couvert à l’autre. Il y a quelques années, je m’étais débarrassé de mes insomnies en 15 minutes de PNL. J’en avais appris les bases dans un livre de Tony Robbins à l’été 2001. Depuis, les insomnies sont rares: la veille du retour au travail après de longues vacances ou un dernier café après le souper.

J’ai l’intention de reprendre cette technique pour aider à la gestion de mon diabète et ce qui tourne autour. Alimentation, perception des hypoglycémies, perception des hyperglycémies, perception de la satiété, etc. Si je me fie à ma petite expérience, je suis convaincu que j’arriverai à faire de petits changements pour le meilleur. J’ai hâte!

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Vivre

Ce garçon vit simplement sa vie de garçon. Il n’est pas diabétique. Il a le diabète type 1 et il l’amène partout avec lui. Il y a une grosse différence entre être diabétique et avoir le diabète. Le premier implique qu’on est contrôlé et le second, qu’on a le contrôle.

À voir:

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Abonnement

J’apprends que plus je me concentre sur mes bonnes glycémies et mes bons comportements alimentaires, plus ils sont présents. Me concentrer sur l’envers du décor amène des effets de l’envers du décor.

C’est la métaphore de Matthieu Ricard qui m’inspire. Ça ressemble un peu à ceci: quand tu es au bas de la vague, tu es attiré vers le bas, alors que si tu es dans le haut de la vague, t’es propulsé vers le haut. C’est comme un abonnement. Des fois, il faut renouveler.

Voici la vidéo de sa conférence (en anglais):
http://www.ted.com/index.php/talks/view/id/191

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Colère

Le sentiment d’échec revient souvent. Je sais que je ne suis pas seul à vivre ça. Retour des glycémies plus hautes, retour des chiffres indécents sur la balance, résistance notable à l’insuline. Colère.

Impression de se sentir jugé, mesuré, observé. Colère.

Impression de perdre le peu de contrôle qu’on a. Colère.

Nommer. Nommer tout ça. C’est une première étape vers du mieux. Ce qu’on nomme, on peut le contrôler. Le contrôler ou l’aborder avec tendresse? Ça serait différent.

Voici quelques images qui me sont chères en ce moment:

- devenir conférencier sur le diabète. Être reconnu mondialement pour être le plus fin communicateur sur le sujet et survolter des millions de personnes qui en ont besoin.

- devenir auteur à succès. Écrire des histoires, des guides, des essais et des lvres de recettes. Captiver, toucher, conforter, confronter et donner faim.

- courir 21km au mois d’avril. Chaque année. Devenir meilleur. Pas nécessairement plus vite. Juste meilleur. Amasser des fonds pour la recherche sur le diabète.

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448e

Ce matin, je suis arrivé en 448 position sur les 468 participants du 5km. C’est un chiffre aussi gros que mon sentiment de victoire sur le diabète.

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