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Archives pour la catégorie ‘Militantisme sucré’

Première écoute du Diabetes Power Show

J’aime bien la baladodiffusion (podcasting). Je m’en sers dans le cadre de mon métier. Je m’en sers aussi pour élargir mes horizons sur l’univers du diabète.

Il y a quelques années, j’avais bien aimé la baladodiffusion DiabeticFeed. Bien qu’il n’y ait plus d’émissions nouvelles depuis 2007, ça reste un bon show instructif et nuancé.

Aujourd’hui, j’ai découvert le premier épisode du Diabetes Power Show. Lui aussi, c’est un bon show. Ce qui me déplaît, c’est la mentalité de culpabilité qu’il semble toujours entretenir pour arriver à contrôler son taux de sucre. Eh lalalalala… Il me semble que j’arrive à de bons succès sans sombrer dans l’ascétisme.

Mon rêve de la journée: une émission de radio coanimée par un endocrinologue, une infirmière et Guylaine Guèvremont, la nutritionniste antirégime et anticulpabilité. Sur les ondes de la SRC, on toucherait l’ensemble du territoire canadien. Avec le nombre de diabétiques qu’il y a ici et les gens qui vivent auprès d’eux, il y a de quoi se bâtir un bel auditoire!

On m’envoie promener!

Image de scazon sur Flickr.com en licence CreativeCommons

Image de scazon sur Flickr.com en licence CreativeCommons

Mes parents, amis et collègues ont collectivement contribué 600$ pour m’envoyer promener… à Ottawa le 23 mai 2009. Je leur dis un gros merci bien sucré pour toute cette générosité! L’entraînement est parfois dur mais plus souvent détendant, unifiant et vivifiant. Je souhaite à toutes et à tous de pouvoir connaître le même plaisir que j’ai à faire du jogging chaque semaine. En guise d’incitatif, je vous laisse quelques bénéfices que j’en retire:

  • meilleur sommeil
  • grand calme
  • augmentation de la créativité
  • 25% à 50% moins d’insuline à injecter pendant les 24 prochaines heures
  • sentiment d’accomplissement
  • sentiment d’avoir médité profondément

…et vous?

Courir pour le diabète

C’est le 23 mai 2009 à 18h30 que j’entamerai une partie importante d’un défi majeur dans ma vie: je vais participer à une course de 10 kilomètres tout en trimbalant mon diabète. Aujourd’hui, je lance officiellement ma campagne de collecte de fonds. L’objectif: $500

Pour en savoir plus et pour ajouter au $90 déjà amassé, cliquez simplement sur l’onglet « 10k Ottawa 2009″ ci-dessus ou rendez-vous à l’adresse suivante: http://www.glucide.net/?page_id=50

Merci à tout le monde qui a déjà participé ou qui participera!

Exit Levemir, rebonjour Lantus

Trois zones d’ajustements:

  • réduction de la distance pour la campagne de levée de fonds de l’Équipe Diabète Canada;
  • nouvelle ancienne insuline;
  • nouvelle source d’amusement pour l’entraînement.

Le diabète, c’est une maladie qui « évolue ». Drôle de mot pour dire que la maladie progresse… qu’elle occupe plus de place… Je prenais de la Levemir. Une insuline detemir. Si ça ne vous dit rien, c’est parce que vous êtes en bonne santé intellectuelle. C’est une insuline de longue durée. Une insuline de base qui reste plusieurs heures actives dans le corps, contrairement à une insuline à action rapide qu’on prend aux repas. Eh ben selon mon endocrinologue que j’aime tant, elle ne fait plus l’affaire pour moi. J’aurais dû me faire deux injections de Levemir par jour au lieu d’une seule. Il me fait donc revenir à la Lantus. C’est la première insuline que je me suis injecté à vie. Ce qui m’avait fait l’abandonner au profit de la Levemir, c’est que je devais utiliser des seringues au lieu d’un stylon injecteur. Le geste me semblait trop médical à mon goût. Depuis peu la Lantus s’offre aussi en stylon injecteur.

Le fait que la Levemir me servait moins bien a entraîné une prise de poids assez importante. Malgré le jogging régulier, l’Aïkido et une alimentation équilibrée, j’ai repris beaucoup trop de poids. Retour donc à une insuline mieux adaptée pour rééquilibrer mon taux de sucre sanguin. Ce faisant, j’arriverai vraisemblablement à rééquilibrer mon poids tranquillement.

Avec un surplus de poids qui revient dans ma vie, je dois prendre une décision un peu vexante:  réduire la distance pour ma participation à la levée de fonds pour Équipe Diabète Canada. Au lieu de courir 21 kilomètres, je devrai viser 10 kilomètres. J’allais ajouter « seulement ». Ce n’est pas « seulement ». Courir 10km tout en gérant son taux de sucre et les quantités d’insuline à injecter, c’est une prouesse intellectuelle et physique. Ajoutons une nouvelle insuline qui change passablement mon comportement chimique, ça devient de la haute voltige mathématique!

Personnellement, je trouve que je donne un bon exemple en osant écrire publiquement ce qui se passe, en continuant de me traiter du mieux que je peux, en cherchant l’aide de professionnels de la santé comme mon endocrinologue et de mon généraliste, sans oublier ma nutritionniste. Je donne aussi l’exemple en allant quand même brasser ma bedaine lors de mes séances de jogging. Les voisins doivent se dire que ça ne fonctionne pas trop bien mais je le fais quand même. Le vent en pleine face!

Histoire de joindre l’utile à l’agréable dans mes exemples, je me suis procuré une planche Wii Fit. Ma blonde, moi et nos trois enfants nous amusons sur cette bébelle électronique qui nous visse à la télé mais qui nous fait suer dans le bon sens du terme. La chose offense un peu quand elle mesure notre indice de masse corporelle (IMC). Je suis quand même heureux de voir que ma blonde et nos trois enfants sont dans la zone cible!

D’ici peu, je mettrai un lien sur mon blogue pour récolter des dons. Ce ne sera pas moi qui les traiterai mais bien Diabète Canada via son site officiel. C’est plus transparent et plus sécuritaire. 500$ à ramasser d’ici avril 2009. J’en ai déjà une centaine que je dois envoyer à titre personnel et familial.

Et vous? Que faites-vous pour donner l’exemple et la tête haute?

United Sugared of America

Je suis en voyage aux États-Unis. Je viens de voir le site de l’Amercian Diabetes Association… 24 millions de sucrés dont seulement 18 millions qui le savent! Bombe sucrée à retardement? J’ai hâte de me promener à côté de ces gens qu’on dit en si mauvaise santé. Comparer, consoler?Référence: http://www.diabetes.org 

Coco 2, la séquelle

J’aime bien le mot anglais « sequel » qui ressemble tellement à « séquelle ». Quand un mauvais film hollywoodien a une suite, c’est souvent une séquelle. Ok, j’arrête le jeu de mot parce que je ne suis pas convaincu qu’il fonctionne avec ce qui suit.

L’an dernier, j’avais amassé 180$ pour la société Leucan en échange de me faire raser le coco. Cette année, j’ai réussi à atteindre 400$. Je l’ai ajouté au montant d’une école primaire de la commission scolaire où je travaille. Ensemble, nous avons donné 3800$! Plus impressionnant encore, deux enseignantEs ont troqué leur jolie chevelure pour un look aérodynamique. Je nous en félicite! En plus, il fait beaucoup moins chaud ainsi.

En parcourant le site de Sébastien Sasseville, je me suis remis à penser à la course à pied que j’ai tant aimé, à ma victoire du 10km, à mon 448e rang au 5km, etc. J’ai surtout pensé que j’ai désespérément besoin d’exercice physique pour ma santé mentale et ma santé physique. J’en arrive à considérer sérieusement de m’engager à compléter le 21km pour la recherche sur le diabète juvénile organisé par la Banque Scotia. J’aime bien me raser le coco pour une très bonne cause mais peut-être faudrait-il aussi aider ma paroisse.

Qu’est-ce que ça me donnerait de courir ainsi pour amasser des fonds? Voici quelques idées dont je doute encore de l’honnêteté:

  • garder la forme et l’améliorer
  • piétiner le stress kilomètre après kilomètre
  • avoir l’impression de contribuer à quelque chose de plus grand que moi
  • être très très très fier
  • donner un bon exemple à d’autres Sucrés, Fondants et Amis
  • surfer sur la vague de la peur de l’échec, ça donne un buzz
  • voir de beaux paysages
  • retourner souvent dans ma bulle qui voyage à 8km/h en moyenne
  • retrouver le buzz intellectuel de gérer mon taux de sucre sur de longues distances
  • réduire ma consommation d’insuline
  • protéger mon coeur et mon système vasculaire

On va voir…

Inspiré

Ou inspirant?

Je trouve Sébastien Sasseville fort intéressant et inspirant. Il me retourne à mon questionnement habituel: comment s’articule le passage du deuil à l’implication sociale, voire médiatique? Y a-t-il vraiment une articulation ou est-ce tout en parallèle?

http://www.sebinspires.com/

Difficile souplesse

Deux dossiers pas vraiment distincts: nutrition et diabète. Dès mes premiers moments à savoir le diabète avec moi, j’ai consulté Guylaine Guèvremont, nutritionniste, l’auteure avec Marie-Claude Lortie du livre Mangez. Avec Guylaine, j’ai appris à perdre du poids avec patience et plaisir. Mon diabète, je le traitais alors avec une simple médication orale. Depuis deux ans, j’ai laissé les comprimés au profit de l’insuline. Ça change considérablement la « géométrie glycémique »!

Au Centre de jour de diabétologie de Maisonneuve-Rosemont, on apprend d’abord à avoir toujours la même quantité de glucides par repas. Ainsi, on peut s’injecter toujours la même quantité d’insuline avant un repas. Le petit train-train à saveur de steak-blédingue-pétate.  Or avec Guylaine, on apprend surtout la liberté, le plaisir, le gros-bon-sens et la souplesse: avoir faim=manger. Pas avoir faim=pas ou moins manger. Simple. Direct. Festif. Respectueux.

En revoyant ma courte carrière avec diabète, je me trouve chanceux d’avoir Guylaine dans ma troupe d’élite mais aussi d’avoir demandé au Centre de jour de diabétologie de suivre un cours spécial sur l’insulinothérapie basale-prandiale à glucides variés… par opposition à la steak-blédingue-pétate insulinothérapie basale-prandiale à glucides fixes. Ce cours me permet de suivre mes goûts. Faim, pas faim, moins faim, affamé, etc. Souplesse.

Aux derniers mois de mon traitement sans insuline, je gérais mon sucre comme je pouvais avec d’incroyables privations alimentaires et un plan d’exercices physiques hors du bon sens. J’ai perdu trop de poids, de la confiance et de la masse musculaire. J’ai gagné en sentiment de privation et en frustration, comme dans un régime amaigrissant ordinaire. J’étais à des années lumières de ce que j’avais appris avec Guylaine. Avec l’arrivée de l’insuline… party! Finies les privations et les frustrations! Ce petit liquide transparent est une merveille! Il promet la tarte au sucre au complet si on s’injecte ce qu’il faut avant de se goinfrer. Retour de balancier vitesse grand V. De privation à exagération. De manger pour le plaisir à manger mon plaisir que j’avais laissé traîner sur la table. Manger tout le plaisir. Pas de restants. Retour du balancier et retour de la balance. Bordel de mozusse d’appareil malveillant mais honnête. Surplus de poids. Nouvelle période de deuil. Looooongue période de deuil avec de petites percées de soleil quand même.

Cette semaine, je reviens au bureau de Guylaine après deux ans sans la voir. J’ai besoin de lui exposer ma nouvelle géométrie glycémique. Je crois que j’ai besoin de perfectionner ma perception de faim et de satiété en mettant en contexte cette fois l’insuline. Je veux revenir à la souplesse acquise avec ses conseils. Avec l’insuline, je crois que cette souplesse est difficile à maintenir. Pour reprendre des images de ma lecture en programmation neuro-linguistique (PNL), j’ai des choses dont je veux m’éloigner et d’autres dont je veux m’approcher à nouveau.

M’éloigner: de l’inconfort de la bédaine, de la résistance à l’insuline par la présence accrue de gras, du manque de mobilité, des images horribles livrées par le médecin.

M’approcher: de la souplesse, du plaisir, du gros-bon-sens, de la liberté, du mouvement, de la satisfaction, de l’apaisement, de la volonté à passer à autre chose dans ma vie comme écrire un roman, donner des conférences, écrire un recueil de nouvelles, bâtir des meubles pour mes enfants, etc.

Certifié

Visite de routine chez le médecin généraliste. Tout est beau. Pression excellente. J’ai besoin de me refaire prescrire mes médicaments habituels. Tout ce qui est en comprimé, ça va. Pour l’insuline, la réaction du bon docteur: « Moi je ne touche pas à l’insuline! Voyez ça avec votre endocrinologue! Je peux vous dépanner en vous en prescrivant pour un mois mais c’est tout! »

J’ai pensé à une blague mais c’en n’était pas.

J’ai argué que c’est un produit que j’utilise déjà, il ne s’agit pas d’une nouveauté et que j’ai suivi quatre jours de formation au Centre de jour de diabétologie à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Rien à faire. L’endocrinologue, spécialiste rare et débordé par les patients aux problèmes plus graves que les miens, aura à écrire i-n-s-u-l-i-n-e sur un ‘tit papier.

Je repense à mon médecin généraliste. Je le suppose et le souhaite pas mal plus savant que moi en pharmacologie, anatomie, chimie, immunologie et gros-bon-sens-ololgie. Je pense aussi à la formation de quatre jours qu’on reçoit en centre de jour. Si certains patients avec le diabète suivaient une formation supplémentaire dans le dessein d’obtenir une « certification en insulinothérapie », peut-être pourraient-ils « guider » un généraliste à leur prescrire de l’insuline… Cette certification pourrait s’obtenir et se renouveller de la même manière qu’un papier de secouriste de l’Ambulance St-Jean ou de la Croix Rouge. Cours, évaluation serrée, émission du Papier, etc. Visite chez le médecin généraliste, refus de prescrire, montrage du papier de diabétique patenté, vérification des numéros, vérification des dates, consultation d’une banque de données centrale, obtention de l’okédou pour croire le patient diabétique patenté, rédaction du papier avec le mot i-n-s-u-l-i-n-e dessus et le dosage proposé par le patient diabétique patenté. Point.

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TrainAvec les fêtes familiales, j’apprends à suivre sans trop suivre. Je suis mes impératifs de santé, d’exercice et d’alimentation mais sans trop suivre les impératifs du groupe. Les horaires sont fous pendant ces festivités annuelles! Belle raison de quitter la table avant de me goinfrer: faire la vaisselle. Autre belle raison de ne pas trop m’attarder à table, jouer avec les enfants.

Pour ce qui est de manger quand j’aim faim et seulement quand j’ai faim, j’utilise toutes ces raison. Ça me permet de retarder mes repas et manger seulement quand le bedon le réclame.

Aller marcher pour prendre l’air et se vider les oreilles de tous ces sons. C’est comme être un wagon libre. On suit le même chemin que la famille tout en étant en contrôle de sa propre vitesse.

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