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Archives pour la catégorie ‘Exploration’

Phénomène de l’aube

J’ai longtemps cherché pour raffiner mes glycémies matinales. En allant suivre un cours sur la pompe à insuline, j’ai vu un graphique qui indiquait que chez n’importe quel être humain, il y a un « réveil hormonal » vers 4 heures du matin. Chez les diabétiques comme moi, ça se traduit par une hausse plus ou moins marquée de la glycémie. Le soir même, j’ai entrepris avec prudence une augmentation de ma dose basale de Lantus. Au bout de quelques jours, c’était un succès. Moyenne de 5,6 mmol/l au réveil au cours de la dernière semaine!

Plus d’énergie au réveil! Merveille!

Mon endocrinologue et l’infirmière ont une fois de plus été de bon conseil. Si vous avez une situation semblable, consultez vos spécialistes sans hésiter. Ils vous aideront à formuler un raisonnement et un plan d’action.

N’oubliez pas de vous préparer du jus à portée de la main et votre glucomètre si jamais votre glycémie plongeait trop bas. Je ne suis pas médecin. Consultez-en un vrai. C’est meilleur pour la santé!

Une courte référence: http://www.servicevie.com/index-des-definitions/phenomene-de-l-aube/i/5045

Première écoute du Diabetes Power Show

J’aime bien la baladodiffusion (podcasting). Je m’en sers dans le cadre de mon métier. Je m’en sers aussi pour élargir mes horizons sur l’univers du diabète.

Il y a quelques années, j’avais bien aimé la baladodiffusion DiabeticFeed. Bien qu’il n’y ait plus d’émissions nouvelles depuis 2007, ça reste un bon show instructif et nuancé.

Aujourd’hui, j’ai découvert le premier épisode du Diabetes Power Show. Lui aussi, c’est un bon show. Ce qui me déplaît, c’est la mentalité de culpabilité qu’il semble toujours entretenir pour arriver à contrôler son taux de sucre. Eh lalalalala… Il me semble que j’arrive à de bons succès sans sombrer dans l’ascétisme.

Mon rêve de la journée: une émission de radio coanimée par un endocrinologue, une infirmière et Guylaine Guèvremont, la nutritionniste antirégime et anticulpabilité. Sur les ondes de la SRC, on toucherait l’ensemble du territoire canadien. Avec le nombre de diabétiques qu’il y a ici et les gens qui vivent auprès d’eux, il y a de quoi se bâtir un bel auditoire!

La Wii Fit exagère-t-elle avec les enfants?

La Wii Fit exagère…  Pas vraiment. Elle manque plutôt d’un raffinement à sa programmation. En effet, l’indice de masse corporelle (IMC) que calcule le système Wii Fit de Nintendo n’a pas de grande valeur quand on parle d’enfants en pleine croissance. Ceux-ci peuvent se faire indiquer par le jeu qu’il est sous le poids normal ou au-dessus. Dans bien des cas, je soupçonne que cette indication soit erronée et complètement étrangère à la morphologie, l’âge, la grandeur et le rythme de croissance de l’enfant. La Wii Fit n’est pas méchante. Elle est simplement mal programmée.

La Wii Fit est ce qu’on dit un « logiciel expert« . Selon Wikipédia (ça vaut ce que ça vaut), un logiciel expert « est un outil capable de reproduire les mécanismes cognitifs d’un expert, dans un domaine particulier. Il s’agit de l’une des voies tentant d’aboutir à l’intelligence artificielle. » Hmmm… les mécanismes cognitifs de n’importe quel expert aurait certainement un raisonnement plus éclairé. Dans le fond, il faudrait que Nintendo propose une rustine pour ajuster le « jugement »de son système expert de manière à ne pas diffuser l’IMC aux joueurs de moins de 18 ans ou encore à le révéler avec une marge de dépassement plus tolérante.

Un site web pour les joueurs de jeux électroniques, GameSpy.com, propose ici une interview avec la docteure en nutrition Judith Stern de l’université de la Californie. Elle doute sérieusement de l’effet de la Wii Fit sur la prise de poids et met la barre à 20 ans pour savoir son IMC.

Pour conclure en queue de poisson, j’estime que les parents doivent être vigilants comme d’habitude. Nos enfants grandissent toujours en dehors des normes et des moyennes.

Voici quelques éléments d’une recherche sommaire:

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Trop de Wii Fit?

Les parcs, les trottoirs, les piscines, les sentiers, les patinoires et autres excentricités fonctionnent encore. Pas besoin d’en changer les piles, ni de faire de l’espace dans son salon pour en profiter. Depuis un petit bout de temps, Nintendo vend la Wii Balance Board en plus de sa console Wii. Il s’agit d’une planche munie de capteurs sur laquelle on monte pour s’adonner à des activités proposées dans le jeu Wii Fit. La planche transmet des informations à propos du joueur à la console telles son poids et son centre de gravité. Il est ainsi possible d’effectuer de jouer à des jeux et de faire des exercices tout en recevant une forme de rétroaction via la télé. L’idée est bonne. Très bonne. Toutefois, je me demande ce qu’un tel système peut avoir comme effet sur des gens qui ont un surplus de poids, ont à en gagner ou qui croient avoir un problème pondéral. Au-delà du jeu, il y a une image du joueur que celui-ci n’est peut-être pas en mesure de voir.

Quand on commence à jouer à la Wii Fit, on doit choisir un petit personnage virtuel sensé nous représenter. On peut le sculpter sommairement pour qu’il nous ressemble le plus possible. On doit ensuite saisir notre date de naissance (incluant l’année) ainsi que notre taille (pas le « tour »). Gentillesse que le médecin ou la nutritionniste ignorent, on peut spécifier si nos vêtements sont légers, lourds ou très lourds. Après quelques instants la planche sur laquelle on se tient nous pèse et arrive à évaluer assez précisément notre poids. Avec notre taille elle effectue même un calcul très simple pour estimer notre indice de masse corporelle (IMC). Notre personnage virtuel se tient à côté d’une jauge graduée « sous le poids santé », « poids santé », « trop de poids » et « obèse ». Selon que l’IMC soit bas ou haut, une flèche animée vient indiquer où nous nous situons sur cette jauge. Avis aux discrets, ne faites pas ce genre de test devant parents et amis avec une télé de 40 pouces! Ça prend tout un tour de taille pour cacher vos résultats aux spectateurs!

Les jeux d’équilibre, les exercices d’aérobie, de musculation et de yoga sont variés, agréables et bien expliqués.  En effet, on est invité à choisir un entraîneur (un homme ou une femme) qui nous guidera dans nos sessions de Wii Fit. Dans un français irréprochable, le spécialiste virtuel nous accompagne dans chaque exercice, nous montre comment les faire, nous avertit que notre équilibre flanche ou nous félicite pour avoir tenu bon. À chaque fois, on se fait accorder des points. Ces points sont envoyés au tableau des 10 meilleures performances enregistrées sur la console. En famille, on peut ainsi se nourrir de la gloire de nos enfants… et eux des déboires des parents…

Jouer avec ce système est franchement très agréable. Personnellement, je ne m’y dépense pas autant qu’au jogging mais je note quand même un effet fort honorable sur ma posture, mes foulées et mon taux de sucre sanguin. Toutefois, à y jouer quotidiennement, on se fait peser quotidiennement. Il y a des jours où je n’ai pas envie de me faire dire mon IMC ou mon poids. Que ça progresse ou régresse, ça m’arrive de vouloir qu’on me foute la paix. Dans ces moments, je pense aux personnes plus fragiles quant à leur image corporelle et qui jouent avec la Wii Fit. Ce doit être une source de détresse assez profonde. Hmmm… Je ne sais pas s’il y aura des études qui vont sortir sur ce sujet. Pour l’instant, je continue de m’amuser à essayer de battre les records de mes enfants et de ma compagne! Je vais aussi faire du jogging!

Site officiel de l’appareil et du jeu

Ci-dessous, la vidéo de promotion du jeu.

Au pays de Jay Leno

Il y a quelques semaines, je regardais le début de l’émission animée par Jay Leno. Il y présente un segment consacré aux coquilles et cocasseries des journaux. À la fin du segment, Leno a présenté une coupure d’un journal local présentant un micro-trottoir sur ce que les gens retranchent de leur liste d’épicerie suite à la hausse des prix. L’animateur a présenté rapidement les premiers quidams qui affirmaient se passer de croustilles et de boissons gazeuses… normal… le dernier honnête citoyen à participer à cet exercice d’information participative a plutôt déclaré couper sur les fruits et légumes frais!

Je ne suis pas Tocqueville et encore moins BHL! Mon observation des États-Unis se fait à partir d’un petit village touristique côtier. Toutefois, je n’en reviens pas à quel point le pauvre homme qui a fait rire de lui au show de Jay Leno avait probablement raison. Les fruits et les légumes frais semblent vraiment plus chers qu’au Québec. Je ne serais pas étonné de savoir que les gens moins fortunés aux États-Unis aient justement à couper sur les fruits et légumes frais. Je l’ai constaté à l’épicerie, les mets préparés et autres cochonneries plus salées, sucrées et grasses sont moins chères que la bonne chair.

L’oeuf ou la poule? En vrai ou en chocolat? Bof… ce qu’il y a de moins cher!

United Sugared of America

Je suis en voyage aux États-Unis. Je viens de voir le site de l’Amercian Diabetes Association… 24 millions de sucrés dont seulement 18 millions qui le savent! Bombe sucrée à retardement? J’ai hâte de me promener à côté de ces gens qu’on dit en si mauvaise santé. Comparer, consoler?Référence: http://www.diabetes.org 

Inspiré

Ou inspirant?

Je trouve Sébastien Sasseville fort intéressant et inspirant. Il me retourne à mon questionnement habituel: comment s’articule le passage du deuil à l’implication sociale, voire médiatique? Y a-t-il vraiment une articulation ou est-ce tout en parallèle?

http://www.sebinspires.com/

Cachette

Diabetes DialogueIl y a deux semaines, un collègue m’a initié au géocaching. C’est une activité qui consiste à trouver des objets cachés par d’autres géocacheurs. Un appareil GPS, une connexion internet et une bonne paire de chaussures sont les éléments essentiels de cette merveilleuse activité. Je ne croyais pas utile d’en parler dans mon blogue jusqu’à ce que je reçoive la dernière édition du magazine Diabetes Dialogue de l’Association canadienne du diabète. On y trouve un article dans lequel on aborde le géocaching chez d’autres compatriotes sucrés. Chose intéressante, dans les provinces de l’Ouest, des éducateurs en gestion de diabète proposent cette activité aux patients plutôt qu’un abonnement à la gym. Quand on sort pour aller relever une cache, on sort avec l’intention de s’amuser en pratiquant son passe-temps favori, pas avec l’intention de brûler X calories à l’heure. Les géocacheurs sucrés auraient, selon eux, plus de succès que les big-gym sucrés dans l’intégration d’exercices physiques à leur quotidien.

De mon côté, j’ai déjà relevé deux caches près de chez moi. Seul ou avec les enfants, je trouve que c’est une activité fort intéressante. Mes deux plus vieux adorent chercher des « trésors ».

Si vous voulez en savoir plus sur le géocaching, je vous invite à consulter le site suivant: http://www.geocaching.com   Vous allez voir, c’est emballant!

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Difficile souplesse

Deux dossiers pas vraiment distincts: nutrition et diabète. Dès mes premiers moments à savoir le diabète avec moi, j’ai consulté Guylaine Guèvremont, nutritionniste, l’auteure avec Marie-Claude Lortie du livre Mangez. Avec Guylaine, j’ai appris à perdre du poids avec patience et plaisir. Mon diabète, je le traitais alors avec une simple médication orale. Depuis deux ans, j’ai laissé les comprimés au profit de l’insuline. Ça change considérablement la « géométrie glycémique »!

Au Centre de jour de diabétologie de Maisonneuve-Rosemont, on apprend d’abord à avoir toujours la même quantité de glucides par repas. Ainsi, on peut s’injecter toujours la même quantité d’insuline avant un repas. Le petit train-train à saveur de steak-blédingue-pétate.  Or avec Guylaine, on apprend surtout la liberté, le plaisir, le gros-bon-sens et la souplesse: avoir faim=manger. Pas avoir faim=pas ou moins manger. Simple. Direct. Festif. Respectueux.

En revoyant ma courte carrière avec diabète, je me trouve chanceux d’avoir Guylaine dans ma troupe d’élite mais aussi d’avoir demandé au Centre de jour de diabétologie de suivre un cours spécial sur l’insulinothérapie basale-prandiale à glucides variés… par opposition à la steak-blédingue-pétate insulinothérapie basale-prandiale à glucides fixes. Ce cours me permet de suivre mes goûts. Faim, pas faim, moins faim, affamé, etc. Souplesse.

Aux derniers mois de mon traitement sans insuline, je gérais mon sucre comme je pouvais avec d’incroyables privations alimentaires et un plan d’exercices physiques hors du bon sens. J’ai perdu trop de poids, de la confiance et de la masse musculaire. J’ai gagné en sentiment de privation et en frustration, comme dans un régime amaigrissant ordinaire. J’étais à des années lumières de ce que j’avais appris avec Guylaine. Avec l’arrivée de l’insuline… party! Finies les privations et les frustrations! Ce petit liquide transparent est une merveille! Il promet la tarte au sucre au complet si on s’injecte ce qu’il faut avant de se goinfrer. Retour de balancier vitesse grand V. De privation à exagération. De manger pour le plaisir à manger mon plaisir que j’avais laissé traîner sur la table. Manger tout le plaisir. Pas de restants. Retour du balancier et retour de la balance. Bordel de mozusse d’appareil malveillant mais honnête. Surplus de poids. Nouvelle période de deuil. Looooongue période de deuil avec de petites percées de soleil quand même.

Cette semaine, je reviens au bureau de Guylaine après deux ans sans la voir. J’ai besoin de lui exposer ma nouvelle géométrie glycémique. Je crois que j’ai besoin de perfectionner ma perception de faim et de satiété en mettant en contexte cette fois l’insuline. Je veux revenir à la souplesse acquise avec ses conseils. Avec l’insuline, je crois que cette souplesse est difficile à maintenir. Pour reprendre des images de ma lecture en programmation neuro-linguistique (PNL), j’ai des choses dont je veux m’éloigner et d’autres dont je veux m’approcher à nouveau.

M’éloigner: de l’inconfort de la bédaine, de la résistance à l’insuline par la présence accrue de gras, du manque de mobilité, des images horribles livrées par le médecin.

M’approcher: de la souplesse, du plaisir, du gros-bon-sens, de la liberté, du mouvement, de la satisfaction, de l’apaisement, de la volonté à passer à autre chose dans ma vie comme écrire un roman, donner des conférences, écrire un recueil de nouvelles, bâtir des meubles pour mes enfants, etc.

Pompe, docteur?

Visite chez le médecin en matinée. Je vais lui demander ce qu’il pense de passer à la pompe à insuline. J’hésite encore. Je ramasse la documentation comme je peux sur la Toile. Ce qui m’intéresse, c’est qu’il semble unanime que ça rend le contrôle plus serré. Ce qui m’intéresse moins, c’est qu’il semble plus facile de prendre du poids. La vigileance suffit-elle?

Voici une partie de ma moisson sur la Toile: http://del.icio.us/glucide/pompe_%C3%A0_insuline

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