Je viens de recevoir la dernière édition de la lettre circulaire du site dLife.com. Le site contient des recettes, des conseils, des témoignages, de la pub, quelques blogues et des forums de discussion. Dans l’un de ces derniers, un lecteur demande si l’insuline peut causer un état dépressif… Il y prétend que depuis qu’il a cessé ses injections, il se sent mieux intérieurement…
Il y a encore un trou à réparer au plafond de ma cuisine. Je n’ai pas pu m’empêcher de sauter en lisant l’intervention de ce lecteur… Comment peut-on arrêter ses injections d’insuline? Bon… peut-être s’agit-il d’un collègue du Type 2 qui peut se débrouiller avec des pilules et de l’exercice mais enfin!
Les réponses des « Experts » de chez dLife me semblent sensibles et logiques. Comme pour bien d’autres sites ouverts aux commentaires du premier passant, il y a des réponses intelligentes, stupides, cassantes, empathiques et logiques.
Je ne sais pas si Diabète Québec se lancera un jour dans ce genre d’interaction avec ses membres. Ça prendrait certainement des modérateurs de contenus pour écarter les stupidités, les méchancetés et les vendeurs de produits naturels prétendus inoffensifs.
Si le fil de réponses du forum de dLife sur ce sujet vous intéresse, il est ici: http://bit.ly/5N90FL
J’ai longtemps cherché pour raffiner mes glycémies matinales. En allant suivre un cours sur la pompe à insuline, j’ai vu un graphique qui indiquait que chez n’importe quel être humain, il y a un « réveil hormonal » vers 4 heures du matin. Chez les diabétiques comme moi, ça se traduit par une hausse plus ou moins marquée de la glycémie. Le soir même, j’ai entrepris avec prudence une augmentation de ma dose basale de Lantus. Au bout de quelques jours, c’était un succès. Moyenne de 5,6 mmol/l au réveil au cours de la dernière semaine!
Plus d’énergie au réveil! Merveille!
Mon endocrinologue et l’infirmière ont une fois de plus été de bon conseil. Si vous avez une situation semblable, consultez vos spécialistes sans hésiter. Ils vous aideront à formuler un raisonnement et un plan d’action.
N’oubliez pas de vous préparer du jus à portée de la main et votre glucomètre si jamais votre glycémie plongeait trop bas. Je ne suis pas médecin. Consultez-en un vrai. C’est meilleur pour la santé!
J’aime bien la baladodiffusion (podcasting). Je m’en sers dans le cadre de mon métier. Je m’en sers aussi pour élargir mes horizons sur l’univers du diabète.
Il y a quelques années, j’avais bien aimé la baladodiffusion DiabeticFeed. Bien qu’il n’y ait plus d’émissions nouvelles depuis 2007, ça reste un bon show instructif et nuancé.
Aujourd’hui, j’ai découvert le premier épisode du Diabetes Power Show. Lui aussi, c’est un bon show. Ce qui me déplaît, c’est la mentalité de culpabilité qu’il semble toujours entretenir pour arriver à contrôler son taux de sucre. Eh lalalalala… Il me semble que j’arrive à de bons succès sans sombrer dans l’ascétisme.
Mon rêve de la journée: une émission de radio coanimée par un endocrinologue, une infirmière et Guylaine Guèvremont, la nutritionniste antirégime et anticulpabilité. Sur les ondes de la SRC, on toucherait l’ensemble du territoire canadien. Avec le nombre de diabétiques qu’il y a ici et les gens qui vivent auprès d’eux, il y a de quoi se bâtir un bel auditoire!
Image de scazon sur Flickr.com en licence CreativeCommons
Mes parents, amis et collègues ont collectivement contribué 600$ pour m’envoyer promener… à Ottawa le 23 mai 2009. Je leur dis un gros merci bien sucré pour toute cette générosité! L’entraînement est parfois dur mais plus souvent détendant, unifiant et vivifiant. Je souhaite à toutes et à tous de pouvoir connaître le même plaisir que j’ai à faire du jogging chaque semaine. En guise d’incitatif, je vous laisse quelques bénéfices que j’en retire:
meilleur sommeil
grand calme
augmentation de la créativité
25% à 50% moins d’insuline à injecter pendant les 24 prochaines heures
C’est le 23 mai 2009 à 18h30 que j’entamerai une partie importante d’un défi majeur dans ma vie: je vais participer à une course de 10 kilomètres tout en trimbalant mon diabète. Aujourd’hui, je lance officiellement ma campagne de collecte de fonds. L’objectif: $500
Pour en savoir plus et pour ajouter au $90 déjà amassé, cliquez simplement sur l’onglet « 10k Ottawa 2009″ ci-dessus ou rendez-vous à l’adresse suivante: http://www.glucide.net/?page_id=50
Merci à tout le monde qui a déjà participé ou qui participera!
Les parcs, les trottoirs, les piscines, les sentiers, les patinoires et autres excentricités fonctionnent encore. Pas besoin d’en changer les piles, ni de faire de l’espace dans son salon pour en profiter. Depuis un petit bout de temps, Nintendo vend la Wii Balance Board en plus de sa console Wii. Il s’agit d’une planche munie de capteurs sur laquelle on monte pour s’adonner à des activités proposées dans le jeu Wii Fit. La planche transmet des informations à propos du joueur à la console telles son poids et son centre de gravité. Il est ainsi possible d’effectuer de jouer à des jeux et de faire des exercices tout en recevant une forme de rétroaction via la télé. L’idée est bonne. Très bonne. Toutefois, je me demande ce qu’un tel système peut avoir comme effet sur des gens qui ont un surplus de poids, ont à en gagner ou qui croient avoir un problème pondéral. Au-delà du jeu, il y a une image du joueur que celui-ci n’est peut-être pas en mesure de voir.
Quand on commence à jouer à la Wii Fit, on doit choisir un petit personnage virtuel sensé nous représenter. On peut le sculpter sommairement pour qu’il nous ressemble le plus possible. On doit ensuite saisir notre date de naissance (incluant l’année) ainsi que notre taille (pas le « tour »). Gentillesse que le médecin ou la nutritionniste ignorent, on peut spécifier si nos vêtements sont légers, lourds ou très lourds. Après quelques instants la planche sur laquelle on se tient nous pèse et arrive à évaluer assez précisément notre poids. Avec notre taille elle effectue même un calcul très simple pour estimer notre indice de masse corporelle (IMC). Notre personnage virtuel se tient à côté d’une jauge graduée « sous le poids santé », « poids santé », « trop de poids » et « obèse ». Selon que l’IMC soit bas ou haut, une flèche animée vient indiquer où nous nous situons sur cette jauge. Avis aux discrets, ne faites pas ce genre de test devant parents et amis avec une télé de 40 pouces! Ça prend tout un tour de taille pour cacher vos résultats aux spectateurs!
Les jeux d’équilibre, les exercices d’aérobie, de musculation et de yoga sont variés, agréables et bien expliqués. En effet, on est invité à choisir un entraîneur (un homme ou une femme) qui nous guidera dans nos sessions de Wii Fit. Dans un français irréprochable, le spécialiste virtuel nous accompagne dans chaque exercice, nous montre comment les faire, nous avertit que notre équilibre flanche ou nous félicite pour avoir tenu bon. À chaque fois, on se fait accorder des points. Ces points sont envoyés au tableau des 10 meilleures performances enregistrées sur la console. En famille, on peut ainsi se nourrir de la gloire de nos enfants… et eux des déboires des parents…
Jouer avec ce système est franchement très agréable. Personnellement, je ne m’y dépense pas autant qu’au jogging mais je note quand même un effet fort honorable sur ma posture, mes foulées et mon taux de sucre sanguin. Toutefois, à y jouer quotidiennement, on se fait peser quotidiennement. Il y a des jours où je n’ai pas envie de me faire dire mon IMC ou mon poids. Que ça progresse ou régresse, ça m’arrive de vouloir qu’on me foute la paix. Dans ces moments, je pense aux personnes plus fragiles quant à leur image corporelle et qui jouent avec la Wii Fit. Ce doit être une source de détresse assez profonde. Hmmm… Je ne sais pas s’il y aura des études qui vont sortir sur ce sujet. Pour l’instant, je continue de m’amuser à essayer de battre les records de mes enfants et de ma compagne! Je vais aussi faire du jogging!
Gérer son diabète avec des injections d’insuline ou avec des pilules, c’est comme conduire une auto avec une transmission manuelle. Les gens qui n’ont pas le diabète conduisent une auto avec une transmission automatique.
On finit par penser que ce n’est pas si mal l’un ou l’autre. Je reviendrais bien à ma bonne vieille automatique quand même!
Depuis la mi-juillet, je m’entraîne en vue de terminer un parcours de 21km avec Équipe Diabète Canada à Ottawa en mai 2009. Pour les éventuels lecteurs qui aimeraient commencer le jogging, je suggère fortement une visite chez le médecin d’abord et une inscription dans une clinique de course comme on en offre aux boutiques Coin des Coureurs. C’est grâce à cette formule que j’ai pu compléter une course amicale de 10km tout en trimbalant mon diabète.
Toujours avec mon ombre sucrée, j’ai adapté le plan d’entraînement du Coin des Coureurs afin de mieux gérer mon taux de sucre, de ménager mes articulations et de réduire le risque de blessures. Pour l’instant, ce plan est un véritable succès! J’ai commencé en ne courant que 15 misérables minutes avec ce qu’on appèle un 5:1. Ça signifie 5 minutes de jogging pour une minute de course. Autrement dit, mon 15 minute de jogging m’a pris 18 minutes: 5 minutes de jogging, une minute de marche, 5 minutes de jogging, une minute de marche, 5 dernières minutes de jogging et une autre de marche.
Au moment d’écrire ce billet, j’en suis à 29 minutes par sortie. Ça signifie 24 minutes de jogging. Pour l’instant, aucune blessure et aucun inconfort à signaler. Dès cette semaine, je devrais poursuivre ma progession comme d’habitude.
En effet, chaque 4 ou 5 sorties, j’augmente mon temps de course de 2 à 3 minutes. À ce rythme, j’atteindrai bien la forme qu’il faut en mai pour terminer la course de 21km. J’estime pouvoir le faire en 2h30.
À mon dernier jour de voyage aux États-Unis, je réfléchis encore à ce pays réputé gras dans bien des sens du terme. Toutefois, à Virginia Beach, je vois chaque jour plusieurs coureurs à chaque heure du jour faire un circuit le long de l’océan. Tous minces et en apparente santé.
Après neuf mois à guérir un bobo d’entraînement, j’ai décidé de m’y remettre. Quelle joie! Quelle évasion!
Avec mon objectif de me farcir un 21km en mai 2009, c’est une bonne idée de reprendre contact avec le vent, le soleil, la pluie, la neige, le sable, la neige et leurs amis. Le coeur, les poumons et les jambes en ont perdu! Au moins, l’expérience, elle, est restée. Mes décisions de vitesse, de pauses, d’étirements et d’hydratations sont restées optimales. Je profite à plein d’un entrainement sans blessures. C’est la première fois que j’en recommence un aussi confortablement.
Avis aux coureurs de salon qui veulent en sortir, les pauses sont d’une importance CAPITALE. Personnellement, je fais des étirements légers avant de partir. Ensuite, je fais 5 minutes de course légère suivies d’une minute de marche décontractée. En alternant ainsi, je fais défiler les kilomètres sous mes pieds. Des kilomètres défilent mais aussi des voisins, les paysages, les oiseaux, etc. Ici, il y a aussi le bruit de la mer qui rythme mon souffle. Grosse tranche de bonheur!
Je suis en voyage aux États-Unis. Je viens de voir le site de l’Amercian Diabetes Association… 24 millions de sucrés dont seulement 18 millions qui le savent! Bombe sucrée à retardement? J’ai hâte de me promener à côté de ces gens qu’on dit en si mauvaise santé. Comparer, consoler?Référence: http://www.diabetes.org
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