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Phénomène de l’aube

J’ai longtemps cherché pour raffiner mes glycémies matinales. En allant suivre un cours sur la pompe à insuline, j’ai vu un graphique qui indiquait que chez n’importe quel être humain, il y a un « réveil hormonal » vers 4 heures du matin. Chez les diabétiques comme moi, ça se traduit par une hausse plus ou moins marquée de la glycémie. Le soir même, j’ai entrepris avec prudence une augmentation de ma dose basale de Lantus. Au bout de quelques jours, c’était un succès. Moyenne de 5,6 mmol/l au réveil au cours de la dernière semaine!

Plus d’énergie au réveil! Merveille!

Mon endocrinologue et l’infirmière ont une fois de plus été de bon conseil. Si vous avez une situation semblable, consultez vos spécialistes sans hésiter. Ils vous aideront à formuler un raisonnement et un plan d’action.

N’oubliez pas de vous préparer du jus à portée de la main et votre glucomètre si jamais votre glycémie plongeait trop bas. Je ne suis pas médecin. Consultez-en un vrai. C’est meilleur pour la santé!

Une courte référence: http://www.servicevie.com/index-des-definitions/phenomene-de-l-aube/i/5045

Installation d’une pompe à insuline

Je viens de trouver cette vidéo d’un type qui montre comment il s’y prend pour changer son ensemble d’infusion d’insuline. C’est pas de la tisane!

La vidéo est trop longue à mon goût et aurait besoin d’un petit coup de ciseau mais bon… ça illustre parfaitement bien ce que je veux savoir: comment ça se fait ailleurs que sur une peau synthétique au centre de jour de diabétologie.

Bonne écoute!

On m’envoie promener!

Image de scazon sur Flickr.com en licence CreativeCommons

Image de scazon sur Flickr.com en licence CreativeCommons

Mes parents, amis et collègues ont collectivement contribué 600$ pour m’envoyer promener… à Ottawa le 23 mai 2009. Je leur dis un gros merci bien sucré pour toute cette générosité! L’entraînement est parfois dur mais plus souvent détendant, unifiant et vivifiant. Je souhaite à toutes et à tous de pouvoir connaître le même plaisir que j’ai à faire du jogging chaque semaine. En guise d’incitatif, je vous laisse quelques bénéfices que j’en retire:

  • meilleur sommeil
  • grand calme
  • augmentation de la créativité
  • 25% à 50% moins d’insuline à injecter pendant les 24 prochaines heures
  • sentiment d’accomplissement
  • sentiment d’avoir médité profondément

…et vous?

Difficile souplesse

Deux dossiers pas vraiment distincts: nutrition et diabète. Dès mes premiers moments à savoir le diabète avec moi, j’ai consulté Guylaine Guèvremont, nutritionniste, l’auteure avec Marie-Claude Lortie du livre Mangez. Avec Guylaine, j’ai appris à perdre du poids avec patience et plaisir. Mon diabète, je le traitais alors avec une simple médication orale. Depuis deux ans, j’ai laissé les comprimés au profit de l’insuline. Ça change considérablement la « géométrie glycémique »!

Au Centre de jour de diabétologie de Maisonneuve-Rosemont, on apprend d’abord à avoir toujours la même quantité de glucides par repas. Ainsi, on peut s’injecter toujours la même quantité d’insuline avant un repas. Le petit train-train à saveur de steak-blédingue-pétate.  Or avec Guylaine, on apprend surtout la liberté, le plaisir, le gros-bon-sens et la souplesse: avoir faim=manger. Pas avoir faim=pas ou moins manger. Simple. Direct. Festif. Respectueux.

En revoyant ma courte carrière avec diabète, je me trouve chanceux d’avoir Guylaine dans ma troupe d’élite mais aussi d’avoir demandé au Centre de jour de diabétologie de suivre un cours spécial sur l’insulinothérapie basale-prandiale à glucides variés… par opposition à la steak-blédingue-pétate insulinothérapie basale-prandiale à glucides fixes. Ce cours me permet de suivre mes goûts. Faim, pas faim, moins faim, affamé, etc. Souplesse.

Aux derniers mois de mon traitement sans insuline, je gérais mon sucre comme je pouvais avec d’incroyables privations alimentaires et un plan d’exercices physiques hors du bon sens. J’ai perdu trop de poids, de la confiance et de la masse musculaire. J’ai gagné en sentiment de privation et en frustration, comme dans un régime amaigrissant ordinaire. J’étais à des années lumières de ce que j’avais appris avec Guylaine. Avec l’arrivée de l’insuline… party! Finies les privations et les frustrations! Ce petit liquide transparent est une merveille! Il promet la tarte au sucre au complet si on s’injecte ce qu’il faut avant de se goinfrer. Retour de balancier vitesse grand V. De privation à exagération. De manger pour le plaisir à manger mon plaisir que j’avais laissé traîner sur la table. Manger tout le plaisir. Pas de restants. Retour du balancier et retour de la balance. Bordel de mozusse d’appareil malveillant mais honnête. Surplus de poids. Nouvelle période de deuil. Looooongue période de deuil avec de petites percées de soleil quand même.

Cette semaine, je reviens au bureau de Guylaine après deux ans sans la voir. J’ai besoin de lui exposer ma nouvelle géométrie glycémique. Je crois que j’ai besoin de perfectionner ma perception de faim et de satiété en mettant en contexte cette fois l’insuline. Je veux revenir à la souplesse acquise avec ses conseils. Avec l’insuline, je crois que cette souplesse est difficile à maintenir. Pour reprendre des images de ma lecture en programmation neuro-linguistique (PNL), j’ai des choses dont je veux m’éloigner et d’autres dont je veux m’approcher à nouveau.

M’éloigner: de l’inconfort de la bédaine, de la résistance à l’insuline par la présence accrue de gras, du manque de mobilité, des images horribles livrées par le médecin.

M’approcher: de la souplesse, du plaisir, du gros-bon-sens, de la liberté, du mouvement, de la satisfaction, de l’apaisement, de la volonté à passer à autre chose dans ma vie comme écrire un roman, donner des conférences, écrire un recueil de nouvelles, bâtir des meubles pour mes enfants, etc.