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On m’envoie promener!

Image de scazon sur Flickr.com en licence CreativeCommons

Image de scazon sur Flickr.com en licence CreativeCommons

Mes parents, amis et collègues ont collectivement contribué 600$ pour m’envoyer promener… à Ottawa le 23 mai 2009. Je leur dis un gros merci bien sucré pour toute cette générosité! L’entraînement est parfois dur mais plus souvent détendant, unifiant et vivifiant. Je souhaite à toutes et à tous de pouvoir connaître le même plaisir que j’ai à faire du jogging chaque semaine. En guise d’incitatif, je vous laisse quelques bénéfices que j’en retire:

  • meilleur sommeil
  • grand calme
  • augmentation de la créativité
  • 25% à 50% moins d’insuline à injecter pendant les 24 prochaines heures
  • sentiment d’accomplissement
  • sentiment d’avoir médité profondément

…et vous?

Courir pour le diabète

C’est le 23 mai 2009 à 18h30 que j’entamerai une partie importante d’un défi majeur dans ma vie: je vais participer à une course de 10 kilomètres tout en trimbalant mon diabète. Aujourd’hui, je lance officiellement ma campagne de collecte de fonds. L’objectif: $500

Pour en savoir plus et pour ajouter au $90 déjà amassé, cliquez simplement sur l’onglet « 10k Ottawa 2009″ ci-dessus ou rendez-vous à l’adresse suivante: http://www.glucide.net/?page_id=50

Merci à tout le monde qui a déjà participé ou qui participera!

Exit Levemir, rebonjour Lantus

Trois zones d’ajustements:

  • réduction de la distance pour la campagne de levée de fonds de l’Équipe Diabète Canada;
  • nouvelle ancienne insuline;
  • nouvelle source d’amusement pour l’entraînement.

Le diabète, c’est une maladie qui « évolue ». Drôle de mot pour dire que la maladie progresse… qu’elle occupe plus de place… Je prenais de la Levemir. Une insuline detemir. Si ça ne vous dit rien, c’est parce que vous êtes en bonne santé intellectuelle. C’est une insuline de longue durée. Une insuline de base qui reste plusieurs heures actives dans le corps, contrairement à une insuline à action rapide qu’on prend aux repas. Eh ben selon mon endocrinologue que j’aime tant, elle ne fait plus l’affaire pour moi. J’aurais dû me faire deux injections de Levemir par jour au lieu d’une seule. Il me fait donc revenir à la Lantus. C’est la première insuline que je me suis injecté à vie. Ce qui m’avait fait l’abandonner au profit de la Levemir, c’est que je devais utiliser des seringues au lieu d’un stylon injecteur. Le geste me semblait trop médical à mon goût. Depuis peu la Lantus s’offre aussi en stylon injecteur.

Le fait que la Levemir me servait moins bien a entraîné une prise de poids assez importante. Malgré le jogging régulier, l’Aïkido et une alimentation équilibrée, j’ai repris beaucoup trop de poids. Retour donc à une insuline mieux adaptée pour rééquilibrer mon taux de sucre sanguin. Ce faisant, j’arriverai vraisemblablement à rééquilibrer mon poids tranquillement.

Avec un surplus de poids qui revient dans ma vie, je dois prendre une décision un peu vexante:  réduire la distance pour ma participation à la levée de fonds pour Équipe Diabète Canada. Au lieu de courir 21 kilomètres, je devrai viser 10 kilomètres. J’allais ajouter « seulement ». Ce n’est pas « seulement ». Courir 10km tout en gérant son taux de sucre et les quantités d’insuline à injecter, c’est une prouesse intellectuelle et physique. Ajoutons une nouvelle insuline qui change passablement mon comportement chimique, ça devient de la haute voltige mathématique!

Personnellement, je trouve que je donne un bon exemple en osant écrire publiquement ce qui se passe, en continuant de me traiter du mieux que je peux, en cherchant l’aide de professionnels de la santé comme mon endocrinologue et de mon généraliste, sans oublier ma nutritionniste. Je donne aussi l’exemple en allant quand même brasser ma bedaine lors de mes séances de jogging. Les voisins doivent se dire que ça ne fonctionne pas trop bien mais je le fais quand même. Le vent en pleine face!

Histoire de joindre l’utile à l’agréable dans mes exemples, je me suis procuré une planche Wii Fit. Ma blonde, moi et nos trois enfants nous amusons sur cette bébelle électronique qui nous visse à la télé mais qui nous fait suer dans le bon sens du terme. La chose offense un peu quand elle mesure notre indice de masse corporelle (IMC). Je suis quand même heureux de voir que ma blonde et nos trois enfants sont dans la zone cible!

D’ici peu, je mettrai un lien sur mon blogue pour récolter des dons. Ce ne sera pas moi qui les traiterai mais bien Diabète Canada via son site officiel. C’est plus transparent et plus sécuritaire. 500$ à ramasser d’ici avril 2009. J’en ai déjà une centaine que je dois envoyer à titre personnel et familial.

Et vous? Que faites-vous pour donner l’exemple et la tête haute?

Succès

Depuis la mi-juillet, je m’entraîne en vue de terminer un parcours de 21km avec Équipe Diabète Canada à Ottawa en mai 2009. Pour les éventuels lecteurs qui aimeraient commencer le jogging, je suggère fortement une visite chez le médecin d’abord et une inscription dans une clinique de course comme on en offre aux boutiques Coin des Coureurs. C’est grâce à cette formule que j’ai pu compléter une course amicale de 10km tout en trimbalant mon diabète.

Toujours avec mon ombre sucrée, j’ai adapté le plan d’entraînement du Coin des Coureurs afin de mieux gérer mon taux de sucre, de ménager mes articulations et de réduire le risque de blessures. Pour l’instant, ce plan est un véritable succès! J’ai commencé en ne courant que 15 misérables minutes avec ce qu’on appèle un 5:1. Ça signifie 5 minutes de jogging pour une minute de course. Autrement dit, mon 15 minute de jogging m’a pris 18 minutes: 5 minutes de jogging, une minute de marche, 5 minutes de jogging, une minute de marche, 5 dernières minutes de jogging et une autre de marche.

Au moment d’écrire ce billet, j’en suis à 29 minutes par sortie. Ça signifie 24 minutes de jogging. Pour l’instant, aucune blessure et aucun inconfort à signaler. Dès cette semaine, je devrais poursuivre ma progession comme d’habitude.

En effet, chaque 4 ou 5 sorties, j’augmente mon temps de course de 2 à 3 minutes. À ce rythme, j’atteindrai bien la forme qu’il faut en mai pour terminer la course de 21km. J’estime pouvoir le faire en 2h30.


Contradiction galopante

À mon dernier jour de voyage aux États-Unis, je réfléchis encore à ce pays réputé gras dans bien des sens du terme. Toutefois, à Virginia Beach, je vois chaque jour plusieurs coureurs à chaque heure du jour faire un circuit le long de l’océan. Tous minces et en apparente santé.

Après neuf mois à guérir un bobo d’entraînement, j’ai décidé de m’y remettre. Quelle joie! Quelle évasion!

Avec mon objectif de me farcir un 21km en mai 2009, c’est une bonne idée de reprendre contact avec le vent, le soleil, la pluie, la neige, le sable, la neige et leurs amis. Le coeur, les poumons et les jambes en ont perdu! Au moins, l’expérience, elle, est restée. Mes décisions de vitesse, de pauses, d’étirements et d’hydratations sont restées optimales. Je profite à plein d’un entrainement sans blessures. C’est la première fois que j’en recommence un aussi confortablement.

Avis aux coureurs de salon qui veulent en sortir, les pauses sont d’une importance CAPITALE. Personnellement, je fais des étirements légers avant de partir. Ensuite, je fais 5 minutes de course légère suivies d’une minute de marche décontractée. En alternant ainsi, je fais défiler les kilomètres sous mes pieds. Des kilomètres défilent mais aussi des voisins, les paysages, les oiseaux, etc. Ici, il y a aussi le bruit de la mer qui rythme mon souffle. Grosse tranche de bonheur!

Coco 2, la séquelle

J’aime bien le mot anglais « sequel » qui ressemble tellement à « séquelle ». Quand un mauvais film hollywoodien a une suite, c’est souvent une séquelle. Ok, j’arrête le jeu de mot parce que je ne suis pas convaincu qu’il fonctionne avec ce qui suit.

L’an dernier, j’avais amassé 180$ pour la société Leucan en échange de me faire raser le coco. Cette année, j’ai réussi à atteindre 400$. Je l’ai ajouté au montant d’une école primaire de la commission scolaire où je travaille. Ensemble, nous avons donné 3800$! Plus impressionnant encore, deux enseignantEs ont troqué leur jolie chevelure pour un look aérodynamique. Je nous en félicite! En plus, il fait beaucoup moins chaud ainsi.

En parcourant le site de Sébastien Sasseville, je me suis remis à penser à la course à pied que j’ai tant aimé, à ma victoire du 10km, à mon 448e rang au 5km, etc. J’ai surtout pensé que j’ai désespérément besoin d’exercice physique pour ma santé mentale et ma santé physique. J’en arrive à considérer sérieusement de m’engager à compléter le 21km pour la recherche sur le diabète juvénile organisé par la Banque Scotia. J’aime bien me raser le coco pour une très bonne cause mais peut-être faudrait-il aussi aider ma paroisse.

Qu’est-ce que ça me donnerait de courir ainsi pour amasser des fonds? Voici quelques idées dont je doute encore de l’honnêteté:

  • garder la forme et l’améliorer
  • piétiner le stress kilomètre après kilomètre
  • avoir l’impression de contribuer à quelque chose de plus grand que moi
  • être très très très fier
  • donner un bon exemple à d’autres Sucrés, Fondants et Amis
  • surfer sur la vague de la peur de l’échec, ça donne un buzz
  • voir de beaux paysages
  • retourner souvent dans ma bulle qui voyage à 8km/h en moyenne
  • retrouver le buzz intellectuel de gérer mon taux de sucre sur de longues distances
  • réduire ma consommation d’insuline
  • protéger mon coeur et mon système vasculaire

On va voir…